Roger & Me


Dimanche soir j’ai regardé le premier film-reportage de Michael Moore: “Roger & Me”. Il y raconte l’histoire de sa ville Natale de Flint, au Michigan dans les années 80. Surtout de la fois où General Motors (de qui c’est aussi la ville natale) a décidé, pendant qu’ils faisaient déjà énormément de profits, que ça coûterait moins cher de foutre tout le monde à la porte aux États-Unis et d’aller s’installer au Mexique et ainsi profiter de la pauvreté des gens. Ils ont mis 30 000 personnes à la porte dont 10 000 dans la ville de Flint. Inutile de dire que la ville de Flint devint un cauchemard assez rapidement par la suite. Et GM fit assez de profits pour pouvoir investir dans l’armement et faire encore plus de profits sur le dos des victimes des “dommages colatéraux”.
Et Roger dans tout ça c’était le Boss de GM que Michael Moore (dont toute la famille avait été mis à la porte par GM) tente de rencontrer pendant plusieurs années sans grand succès.
J’adore le style de Michael Moore qui réussi à conscientiser le monde sans perdre son sens de l’humour. On rit jaune parfois mais on reste quand même scandalisés. Et bon Dieu que c’est pathétique de voir les tentatives que GM a fait pour essayer de consoler les habitants de Flint!
Le plus triste dans tout ça est que la job que tout ces gens avaient perdue, j’aurais pas voulu la faire pour rien au monde! Travailler dans une chaîne de montage c’est l’enfer!
Aussi, ce qui est très intéressant de ce film, c’est de comprendre l’origine de Michael Moore. On comprend qu’il en veuille à mort à ces géants de corporations qui ont remplacé leur coeur par une liasse de billets de banques.
Je vous laisse sur cette chanson de Brel:
Qu’avons nous fait bonnes gens?
Qu’avons-nous fait bonnes gens dites-moi
De la bonté du monde
On l’aurait cachée au fond d’un bois
Que ça ne m’étonnerait guère
On l’aurait enfouie dix pieds sous terre
Que ça ne m’étonnerait pas
Et c’est dommage de ne plus voir
A chaque soir chaque matin
Sur les routes sur les trottoirs
Une foule de petits saint Martin
Qu’avons-nous fait, bonnes gens, dites-moi
De tout l’amour du monde
On l’aurait vendu pour je n’sais quoi
Que ça ne m’étonnerait guère
On l’aurait vendu pour faire la guerre
Que ça ne m’étonnerait pas
Et c’est dommage de ne plus voir
Les amoureux qui ont vingt ans
Se conter mille et une histoires
Ne brûlent plus les feux de la Saint-Jean
Mais nous retrouverons, bonnes gens, croyez-moi
Toutes ces joies profondes
On les retrouverait au fond de soi
Que ça ne m’étonnerait guère
On les retrouverait sous la poussière
Que ça ne m’étonnerait pas
Et c’est tant mieux
On pourra voir
Enfin d’autres que les fous
Chanter l’amour chanter l’espoir
Et les chanter avec des mots à vous.
Qu’attendons-nous bonnes gens dites-moi
Pour retrouver ces choses
Qu’attendons-nous bonnes gens, dites-le-moi.