Matrix: Revolutions


Hier j'ai fait la file pendant 30 minutes pour aller voir ce 3e tiers de trilogie. Et les frère Vakrowrskry ne pouvaient imaginer un titre plus à point pour ce 3e film: Révolutions, car en effet ça tourne en rond!!! Bon, disons que j'ai arrêté de me concentrer sur l'histoire après les 10 premières minutes du 2e film pour me concentrer sur l'action et les effets spéciaux, car bien bête est celui qui ne s'est pas rendu compte que ce film en est un de combat et d'effets spéciaux. Pour le côté philosophique, on repassera. Y'a rien de nouveau là-dedans. Retournez à vos BD et à vos notes de cours de philo si vous croyez autrement...
Disons que côté combat, la trilogie entière souffre du même défaut que Kill Bill: c'est un maître qui a fait les chorégraphies mais elles sont performées par des néophytes. Imaginez Mozart ou John William qui composent une symphonie et que c'est Normand L’Amour ou n'importe qui n'ayant jamais touché un instrument de musique qui l'interprète... Je donne quand même un certain avantage aux combats de la matrice qui sont embellis par des mouvements de caméra extraordinaires et aussi par des déplacements sensationnels des acteurs dans l’espace.
Côté action et effets spéciaux, j'ai beaucoup plus aimé le 3e que le 2e. Même si j'ai le 1er demeure le meilleur (mais le 1er étant tout de même un peu plus qu'un film d'effets spéciaux selon moi, cela est difficile à jugé à brûle-pourpoint). Il y a beaucoup moins de longueur dans le 3e et il y a beaucoup de séquences qui sont d'un côté à couper le souffle visuellement mais qui de l'autre font franchement rire. C'est sûrement des 3 films de la matrice celui qui m'a fait le plus rire. Par exemple quand on voit courir les powersuits, c'est vraiment trop ridicule de voir comment c'est un bidule crissement pas fonctionnel pour le combat. Et y'a aussi certaines passe de combat qui sont carrément de la comédie.
On dirait que c'est peut-être une difficulté dans les trilogies à gros budget: le 1er film est sérieux et ensuite on tombe dans la comédie... Remarquez que j'aime bien les comédies mais n'empêche que j'aimerais bien voir une trilogie intègre un jour. Quelques exemple de trilogie qui commence sérieusement et qui tournent à la comédie: Terminator; Evil Dead; Matrix; Star Wars.
N'empêche que c'est un chef d'oeuvre de divertissement pour les yeux. Je vais sûrement retourner le voir à Montréal...
Voici mon système de pointage:
Grattage de crâne 3/10
Beauté artistique de l'esthétisme plastique: 15/10
Prestation: 2/10
Seins tordus: 1


Trailer du dernier Lord of the Ring

http://www.lordoftherings.net/trailer_rotk/video.html
J'ai tellement aimé les deux premiers que je ne peux pas croire que les 3e suscitera autant d'émerveillement...


Sur le seuil


Je viens d'aller voir l'avant-première du film d'horreur québécois "Sur le seuil" d'Éric Tessier.
Ça fait VRAIMENT mais VRAIMENT du bien de voir quelque chose de différent au cinéma québécois. bien que je sois sorti un peu mitigé, j'ai passé une très bonne soirée. D'un côté disons que le film est bien soutenu sans longeur, bien raconté et d'une technique presqu'impécable. J'ai adoré l'athmosphère sombre qui demeure très constante tout le long du film. J'ai bien aimé la scène finale.
Mais d'un autre côté, faut pas se le cacher, c'est un film de série B (la scène du curé avec son sceau de sang et sa moppe en est particulièrement catégorisante). Ma grande déception (très personnelle) se résume en deux mots: mal absolu! Dans ce film on a affaire au mal absolu: "Ce n'est pas le diable, c'est le mal à l'état pur". Disons que c'est un vieux concept cliché qui me rebute à chaque fois depuis qu'on nous l'a servi entre autres dans "Le 5e élément". Aussi j'ai beaucoup de difficultés à excuser les nombreuses invraisemblances du scénario: par exemple pourquoi personne n'appelle la police quand on découvre un tas de cadavres ou quand on se rend compte qu'on a vraisemblablement affaire à un écrivain psychopathe?
Pour ce qui est du jeu des acteurs, j'ai pas été trop déçu de Michel Côté et Patrick Huard. Mais je crois qu'une réécriture des dialogues aurait pu aider tous les acteurs à mieux faire leur travail. Entre autre une valse hésitation entre un français international et un québécois pure laine est un peu agaçante et certaines phrases manquent vraiment de naturel.
Somme toute, j'espère vraiment que ce n'est que le début pour le film d'horreur québécois.
D'ailleurs, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi il n'y avait pas eu de long métrage québécois d'HORREUR avant septembre 2003??? Quand je pense à ça je trouve tellement qu'on est une petite culture pauvre pauvre pauvre... Pensez-y le film d'horreur c'est pas un concept nouveau, mais qu'est-ce qu'on attendait pour commencer à l'exploiter???????? Bravo et merci M. Tessier!!!!